« Grosse ! grosse ! grosse ! Mon dieu qu’elle est grosse ! » Criait un forain en présentant la femme grosse
C’était il y a des dizaines d’années. Je n’étais qu’un gamin et c’était ma première visite au cirque. J’étais stupéfait, ébahi et quelque peu attristé par ce spectacle considéré comme un divertissement. Cette pauvre femme était en effet monstrueusement grosse. Il y avait encore d’autres « accidents de la nature » comme on les appelait: l’homme éléphant aux traits gigantesques, l’homme singe entièrement recouvert de poils et, à cette époque, un phénomène social appelé l’homme tatoué dont le corps n’avait pas un seul pouce de peau vierge. Aujourd’hui, c’est à peine si on lui jetterait un regard.
Néanmoins, selon nos critères actuels, la surcharge pondérale (qui n’est plus considérée comme une étrangeté), entre de par sa nature même, dans la catégorie des maladies. Plus qu’un problème d’ordre cosmétique, l’obésité est considérée comme l’un des risques les plus aigus pour la santé. L’excès de poids tue prématurément des millions de personnes chaque année et est responsable d’attaques d’apoplexie, de diabète, de crises cardiaques, d’hypertension artérielle et autres maladies graves. Des études qui durent depuis des dizaines d’années confirment que plus on est gros, plus on sera malade et moins longtemps on vivra. Seul le tabagisme a des conséquences encore plus dramatiques.
En tant que nation, les Américains sont les gens les plus gros sur terre et constituent certainement la société d’individus les plus corpulents de toute l’histoire de l’humanité. Au cours des 20 dernières années, l’obésité a augmenté de 75% chez les personnes âgées. Pourtant, nous avons appris à coexister pacifiquement et de diverses façons avec cette condition physique. Les magasins de vêtement et les catalogues proposant des tailles XL ont proliféré; présumant que l’obésité était « politiquement correcte. » Plus soucieux de réaliser des ventes que de combattre cette épidémie d’obésité, certaines personnes sont en train d’institutionnaliser le surpoids.
Les enfants doivent affronter de plus en plus les désagréments et la honte de l’obésité qu’ils connaissent. Les experts accusent l’excès de télévision et ses publicités alléchantes pour des gâteries riches en calories, une ignorance des principes diététiques, la glorification de la restauration rapide et la surconsommation de ses repas, le manque d’exercice physique et la diminution de l’éducation physique dans les établissements scolaires publics. Les adultes offrent également de piètres modèles à imiter. Un tiers d’entre eux sont trop gros et leurs enfants ont tendance à suivre le même parcours. Nous aimons accuser les gènes mais l’environnement est également fautif. Nous pouvons, au moins, contrôler ce dernier; pourquoi donc nous laissons-nous grossir à ce point?
La réponse est en fait tout à fait simple: en nous goinfrant d’aliments sucrés, gras et dénués de valeur nutritionnelle, nous consommons plus de calories que nous n’en brûlons. Il est clair que les conditions de notre milieu font grossir. Le simple fait de vivre dans un pays industrialisé peut faire courir le risque de devenir obèse à moins de prendre des contre-mesures. Les aliments riches en calories sont un problème majeur car ses corps gras qu’ils renferment n’entraînent pas obligatoirement de prise de poids. Les produits populaires allégés compensent peut-être par un excès de sucre risquent même de contenir plus de calories que les produits originaux plus riches en matières grasses.
Comment lutter contre l’obésité
L’objectif est non seulement de réduire le nombre de calories fournies par les graisses alimentaires mais de diminuer ces graisses dans l’alimentation afin que le total calorique s’en trouve minoré.
L’exercice régulier joue un rôle modérateur formidable. On peut s’entraîner pour perdre du poids ou pour s’octroyer le luxe d’une sucrerie de temps à autre. L’entraînement en résistance contribue à éliminer l’obésité et offre un atout psychologique incomparable dans la quête de la perfection physique et de la santé.
Je crois que vous avez bien cerner le probléme de l’obesité dans cet article tout en donnant l’unique solution possible ..
Je suis parfaitement d’accord avec vous – la meilleure solution est l’exercice physique en premier lieu et l’alimentation en second :::
les enfants complexés sont souvent timides et ont honte de faire du sport à coté des autres, par peur du jugement et des conséquences (taquineries, vacheries) qui peuvent ruiner un adolescent déjà fragile à la base.
Le forcer ne le motivera pas bien au contraire.
Lui montrer que faire du sport peut l’aider à aller de l’avant, oui
Après, bien évidemment, lui donner des bons repères/réflexes alimentaires est un combat qu’il devra mener pour apprendre à s’aimer
Merci beaucoup pour ces quelques conseils, je suis dans cette situation depuis que je suis petite et je n’ai jamais réussi à m’en sortir malgré tous les régimes, les cachets et autres méthodes. Depuis peu, je me suis mis au sport et je fais de nets progrès, je vais tout de même suivre vos conseils…
A bientôt, Emilie