Les sportifs de haut niveau sont désormais sur le devant de la scène médiatique 2.0. Personnage public populaire et apprécié de tous, ces sportifs représentent un pays, des valeurs, qu’ils doivent véhiculer sans faux pas. C’est la raison pour laquelle nombre d’entre eux surveillent leur réputation en ligne. Normal me direz-vous quand on voit que certain sportif comme Usain Bolt, récemment champion Olympique du 100m, a presque 1 000 000 de followers !
C’est justement pour éviter des problèmes d’image et de droit que le Comité Olympique italien a interdit aux membres de sa délégation toute publication durant les JO pour des problématiques de gestion de la e-réputation. Une contrainte imposée à laquelle les sportifs américains ont refusé de se soumettre, et qui devrait aller en s’accentuant dans les évènements sportifs majeures et internationaux.
Car les cas litigieux ne se limitent pas aux impératifs économiques, mais aussi aux prises de position individuelles, parfois inacceptables ou douteuses moralement et juridiquement. Le moindre écart même au scandale. Certaines de ces prises de positions ont coûté leur engagement à deux athlètes depuis le début des JO de Londres. Ces problématiques d’époque ont véritablement pris de l’ampleur depuis les Jeux Olympiques d’Hiver de Vancouver, en 2010, explique le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Le Comité affirme laisser les athlètes libres d’utiliser leurs comptes personnels, mais ils se sont bien assurés de la bonne compréhension de la charte d’utilisation des réseaux sociaux pendant les JO et des sanctions concernant les écarts de Tweet.
Un compromis compliqué à gérer à l’instant où le public, est de plus en plus en demande et en attente sur les réseaux sociaux d’informations sur le quotidien de ces demi-Dieux que sont les athlètes de haut niveau. Une étude de Sportlabgroup prouve que Facebook est l’un des medias les plus utilisés pour suivre l’actualité sportive, avec 18 % des 15-24 ans l’utilisant pour suivre le sport et 9 % via Twitter. Pas de doute sur les attentes des internautes : générer plus de proximité en «devenant fan». Une réputation en ligne dont les sportifs saisissent d’ailleurs toutes les mesures.
